L’impôt sur la fortune immobilière, ou IFI, a remplacé l’ancien impôt de solidarité sur la fortune en recentrant la taxation sur le seul patrimoine immobilier. Il concerne un nombre limité de foyers, mais ses règles méritent d’être comprises.
Le seuil de 1,3 million d’euros
Vous êtes redevable de l’IFI si la valeur nette de votre patrimoine immobilier dépasse 1,3 million d’euros au 1er janvier. Ce seuil s’apprécie au niveau du foyer fiscal. Lorsqu’il est franchi, le barème s’applique à partir de 800 000 euros, ce qui crée un effet de seuil important pour les patrimoines proches de la limite.
Ce qui entre dans l’assiette
L’IFI porte sur les biens immobiliers détenus directement ou via certaines sociétés : résidence principale, résidences secondaires, biens locatifs, parts de SCI ou de SCPI pour leur fraction immobilière. Les dettes liées à ces biens, comme les emprunts en cours, sont déductibles. La résidence principale bénéficie d’un abattement de 30 pour cent sur sa valeur.
Déclaration et leviers
La déclaration d’IFI se fait en même temps que la déclaration de revenus. Plusieurs leviers permettent de réduire l’impôt de façon légale, notamment la prise en compte des dettes, certains investissements exonérés sous conditions, ou le démembrement de propriété. Avant toute opération, un calcul précis du patrimoine taxable est indispensable.
Information générale ne constituant pas un conseil fiscal personnalisé.