Le taux d’usure revient régulièrement dans l’actualité du crédit immobilier. Ce plafond légal protège l’emprunteur contre des taux excessifs, mais il peut aussi, dans certaines périodes, compliquer l’accès au crédit.
Une protection contre les taux excessifs
Le taux d’usure est le taux maximal, tout compris, auquel un établissement est autorisé à prêter. Il est fixé par les pouvoirs publics à partir des taux moyens pratiqués sur le marché, puis majorés. Un prêt proposé à un taux supérieur à l’usure est illégal. Ce mécanisme évite que des emprunteurs en situation de faiblesse se voient imposer des conditions abusives.
Le taux qui compte est le taux global
Le respect du taux d’usure s’apprécie sur le taux annuel effectif global, qui intègre non seulement le taux d’intérêt mais aussi l’assurance emprunteur, les frais de dossier et les garanties. C’est ce taux global, et non le seul taux nominal, qui doit rester sous le plafond.
Quand le plafond devient un obstacle
Lorsque les taux de marché montent vite, le taux d’usure peut, pendant un temps, se retrouver trop bas par rapport aux conditions réelles de financement. Des dossiers pourtant solides peuvent alors être refusés parce que le taux global dépasse l’usure, souvent à cause du coût de l’assurance pour les emprunteurs les plus âgés. Le rythme de révision du plafond joue donc un rôle déterminant.
Le bon réflexe
Pour rester sous le plafond, agissez sur les postes qui pèsent sur le taux global, en particulier l’assurance emprunteur, que vous pouvez déléguer à un assureur moins cher. Réduire ce coût peut suffire à faire passer un dossier.
Information générale ne constituant pas un conseil personnalisé.