Ce sujet fait partie de notre guide complet : Fiscalité du patrimoine : réduire légalement ses impôts.
Le testament est l’outil de base pour organiser sa succession. Il permet de dire, de son vivant, comment répartir ses biens après son décès. Simple à établir, il obéit néanmoins à des règles de forme et de fond qu’il vaut mieux respecter.
Le testament olographe
La forme la plus courante est le testament olographe. Pour être valable, il doit être entièrement écrit à la main par le testateur, daté et signé. Ni ordinateur, ni dictée à un tiers. Sa simplicité fait sa force, mais aussi sa fragilité : mal rédigé ou introuvable au décès, il peut poser problème.
Le testament authentique
Le testament authentique est reçu par un notaire, en présence de témoins ou d’un second notaire. Plus solennel, il offre une sécurité juridique supérieure et est conservé par le notaire, ce qui écarte le risque de perte. Il est conseillé pour les situations complexes.
Ce qu’un testament ne peut pas faire
La liberté de tester n’est pas totale. On ne peut pas déshériter ses enfants : la loi leur réserve une part minimale du patrimoine, la réserve héréditaire. Le testateur ne peut disposer librement que de la part restante. Un testament qui dépasse cette limite peut être réduit.
Le conseil pratique
Un testament se révise à tout moment. Il est utile de le confier à un notaire ou de le faire enregistrer, pour qu’il soit retrouvé et appliqué le moment venu. Bien pensé, il complète les autres outils de transmission, dont nous parlons dans notre article sur les droits de succession.
Information générale ne constituant pas un conseil personnalisé.
