Déficit foncier : déduire ses travaux de ses revenus

Le déficit foncier est l’un des leviers les plus simples pour un propriétaire qui loue un logement vide. Il permet de déduire ses charges et travaux de ses revenus, et donc de réduire son impôt.

Le principe

Quand vous louez un logement nu au régime réel et que vos charges déductibles, notamment les travaux, dépassent vos loyers, vous créez un déficit foncier. Ce déficit s’impute d’abord sur vos autres revenus fonciers, puis, pour la part correspondant aux travaux, sur votre revenu global.

Le plafond de 10 700 euros

L’imputation sur le revenu global est plafonnée à 10 700 euros par an. La fraction du déficit qui dépasse ce plafond n’est pas perdue : elle se reporte sur vos revenus fonciers des dix années suivantes. Ce dispositif concerne la location nue, pas la location meublée, qui suit d’autres règles, comme expliqué dans notre article sur la location meublée.

Le bonus rénovation énergétique

Pour des travaux de rénovation énergétique permettant à un logement de passer d’une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D, le plafond d’imputation est porté à 21 400 euros. Cette mesure renforcée s’applique jusqu’au 31 décembre 2027, à condition que les travaux soient réalisés par une entreprise RGE et que le nouveau diagnostic soit obtenu dans les délais.

Un outil à manier au régime réel

Le déficit foncier suppose d’être au régime réel et de conserver ses justificatifs de travaux. Bien utilisé, il réduit sensiblement l’imposition d’un bailleur qui rénove.

Information générale ne constituant pas un conseil personnalisé.

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